FACT 27: J’AI DONNÉ UN SENS A MA VIE EN FAISANT UNE OVERDOSE DE SÉRIES TÉLÉVISÉES.

(Coat; Zara, Shoes; Zara)

Je suis en vacances. A durée indéterminée. N’est-ce pas ce dont on rêve tous à un moment donné? Et bien figurez-vous que c’est archi nul. Je ne vais pas trop m’en plaindre parce que même avec un cerveau s’apparentant à une flaque de pus, j’ai encore conscience que nous sommes lundi matin, et que ma foi, il y en a qui bossent (Notez bien ce beau soleil qui brille dehors… ( Vous êtes combien à faire des aller-retour sur VDM? )).

Alors dans mes heures plus perdues les unes que les autres, j’essaie de comprendre ce qui fait que: moins je fais, moins j’ai envie de faire. Et moins j’ai envie de faire, plus j’ai l’impression que ce que j’ai fait est pourri.

Première étape: Exorciser le besoin de glander.

Visionner à peu près toutes les séries, les défilés et les films disponibles sur Internet, et se dire qu’après tout c’est une façon comme une autre de se cultiver et de se créer une réelle valeur ajoutée discursive une fois en situation sociale. Au bout de quelques semaines saturées à coup de 23 minutes de série et de 30 minutes d’attente sur megavidéo, le cerveau, déjà bien ramolli, peut passer à la deuxième étape.

Deuxième étape: Méta réfléchir.

Où ai-je laissé trainer Ambition? J’ai dû la paumer hier soir avec Motivation. Est-ce que mon blog n’est pas simplement une ridicule excuse pour me faire croire que je fais réellement quelque chose de productif et constructif? Pourquoi ne suis-je pas irritablement riche? Je m’appelle quel âge déjà?

Gros reality check quand on se rend compte que même Naomi Clarks dans Beverly Hills 90210 a plus d’ambition que moi… Alors on lâche les séries bidon et on cesse de se remettre en question et de se triturer les méninges. Prétexter que l’on ne fait rien car on cherche encore par où commencer, c’est le syndrome  » le rangement de la chambre à coucher ». Tout le monde sait que c’est fake. Même ma mère.

Troisième étape: S’imaginer un futur glorieux. Puis agir.

État végétatif étant semi vaincu, on travaille sur le mental. On se rend compte que l’on envie ceux qui ont dû se lever ce lundi matin ensoleillé, on a retrouvé Ambition qui s’était cachée sous le tas d’habit qui traine sur le sol de ma chambre, puis on se dit qu’on est une personne capable de grandes choses. Une fois sortie de son lit.

Être paumé dans un vortex d’entre-deux n’est donc pas une fatalité après tout. On décide qu’on finira tant bien que mal à gouverner un des magazines Vogue Something. Et si cela s’avère impossible, on lancera le Vogue Suisse. Ou bien on ira bosser pour Christopher Bailey et l’on deviendra son bras droit. On choisira ensemble la prochaine soundtrack de son défilé. Ca sera monstre fun.

Sinon, dans mes heures moins perdues les une que les autres, j’aurai ma propre collection de fringues, et tous les bénéfices seront reversés à une œuvre charitable. Parce qu’il faut pas tout garder pour soi. Et entre mon dressing à Londres et celui à Milan, je ne saurai même plus où stocker mes derniers achats compulsifs commandés en direct du premier rang de la dernière Fashion Week.

Peut-être même qu’entre deux Fashion Week, je me morpherai en scientifique fou et je découvrirai les particules à remonter le temps, histoire de serrer la main à Grace Kelly, et de débattre avec Coco Chanel sur la réelle pertinence et l’esthétisme de la couleur noir. Sinon, je ferai seulement semblant d’être quelqu’un d’ultra superficiel. Mais au moins, je ferai quelque chose.

Alors on se sort du lit, et on rédige un tas de bêtises sur son blog. Et demain, on fera encore un peu mieux.

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Comme à mon habitude, je conclus en postant des photos de moi. Quel narcissisme écœurant n’est-ce pas? C’est tout ce que j’ai trouvé. Pour le moment.

(Dress; H&M, Belt; Portobello Market, Bolero; Stradivarius)

(Dress; H&M, Shirt; Primark, Shoes; Jimmy Choo, Bag; Fiorelli)

(All H&M)